
Sora entre et voit sa
mère tout juste devant elle : elle s'est sûrement
rendue compte de quelque chose !
- Alors Sora? tu vas bien
?
- Oui ! se
contente-t-elle de répondre.
En réalité, sa
mère n'a rien remarqué.
- Tu as eu des crises
aujourd'hui ? tu es tombée ?
- Etrangement non...je
guéris...Dit Sora en faisant un sourire large
jusqu'aux oreilles.
Sa mère ne lui
répond pas. On ne peut pas reellement guérir de cela.
Les endormissements peuvent s'espacer mais pas totalement
disparaître. Sora croit en la guérison ; elle est
vraiment trop naïve...

Le soir, Sora reste manger
avec sa mère. Il est vrai que depuis quelques mois, elle ne
faisait que sortir et restait rarement chez elle. Et il ne faut pas
qu'elle se doute de quelque chose. Mais sa mère reste
probablement aussi naïve que sa fille...
Quelle drôle de
famille...
- Si tu ne fais pas de
progrès en cours, je te mets dans une école
privée, c'est certain...
- Mais maman ! je
m'améliore ! surtout en histoire ! tu verras mon bulletin,
j'te promets !
Evidemment, son bulletin est
truqué...
- On verra bien...Dit
sa mère, peu convaincue.

- Ton père a
appelé. Il veut te voir pendant les vacances.
- Ah bon ? dit Sora,
faussement étonée.
Puis soudain, quelqu'un
sonne à la porte. La mère de Sora se lève
immédiatement pour aller voir.
Ouf...Sora vient
d'être sauvée...elle ne veut pas parler de son
père. Car dailleurs, son père l'ennuie...elle ne veut
pas vraiment le voir. Il est chiant, et elle s'ennuie tout le temps
avec. Alors pas question de gacher ses vacances avec lui ! elle
veut rester ici pour s'amuser comme elle le souhaite !
Yuta ?

Il était là !
Il voulait voir Sora ! il devait lui parler ! absolumment
!
- Bonsoir madame...
- Ah tiens Yuta ! tu tombes
bien, on vient tout juste de commencer à manger, viens avec
nous, allez entre. Dit si gentillement la mère de
Sora.
Il rentre mais sent une
vilaine douleur au ventre rien qu'en voyant Sora.
- Installe toi yuta je vais te
préparer une assiette.
Yuta se dirige assez
dificilement vers l'adolescente. Sora fait mine de ne pas l'avoir
aperçu.